Revue de presse

Opéra de Lausanne

(Création)

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L’idée maîtresse de la nouvelle production d’Adriano Sinivia se révèle dès les premières mesures.
Des projections d’un champ de blé, à veille de la moisson, laissent place au décor proprement dit: une gigantesque roue de tracteur, côté cour; des épis et des coquelicots montant jusqu’aux cintres, côté jardin. C’est L’Elisir d’amore chez les Lilliputiens!
Les habitants de ce monde miniature sont des agriculteurs costumés en « bon sauvages », qui tirent parti des objets abandonnés par les humains. Belcore et ses soldats, vêtus de cuirasses fabriquées à partir de cannettes recyclées, descendent ainsi d’une boîte de conserve et la roulotte de Dulcamara à été confectionnée à partir d’une bouteille de vin. La loufoquerie est omniprésente, sans aucune vulgarité, et l’œil est constamment séduit par cet assemblage de couleurs pimpantes.

Richard Martet (Novembre 2012)

A LAUSANNE, LE GÉNIE RÉVÉLÉ DE L’ELISIR D’AMORE

Le grand coup est un véritable coup de génie. Celui commandé à Adriano Sinivia (dont un déjà Barbiere di Siviglia lausannois avait fait mouche). Il présente aujourd’hui une mise en scène aussi inattendue que réussie de l’œuvre donizettienne. On sait le climat villageois et champêtre de cet opéra. De là à imaginer un univers de lilliputiens habitant près de la roue d’un tracteur abandonné au milieu d’un champ de blé, on se retrouve loin des clichés habituellement accolés à cet opéra. Adriano Sinivia use cette formidable transposition d’un monde humain dans un microcosme insolite
pour nous faire goûter à son univers poétique. Gommant toutes les invraisemblances du livret, il les rend éminnement crédibles dans le merveilleux d’un monde bucolique et imagé.
… On se dit qu’un tel déferlement de gags de découvertes scéniques ne pourra tenir la distance de tout cet Elisir d’Amore, mais force est de constater qu’à aucun moment la tension et l’intérêt ne s’amenuisent. Sans jamais forcer le trait, sans exagérer vulgairement la dose; le metteur en scène italien conduit son affaire avec un talent remarquable de metteur en scène comme de directeur d’acteurs.

Jacques Schmitt (12 octobre 2012)

… le spectacle est frais, pétillant et enlevé, avec une caractérisation en profondeur de chaque personnage et une direction d’acteurs particulièrement soignée.

Claudio Poloni (5 octobre 2012)

Opéra de Monte Carlo

Créé à Lausanne, en octobre 2012, pour fêter la réouverture de l’Opéra, après cinq années de travaux, cette délicieuse production de L’Elisir d’Amore impose sans difficulté, sous les lambris de la Salle Garnier monégasque, son esthétique originale et sa probité interprétative.
L’amusante transposition du récit dans un monde champêtre parallèle, peuplé de Lilliputines, ne dénature en rien le propos de l’ouvrage, bien au contraire. Traité de la sorte, le « melodramma giocoso » de Donizetti rompt adroitement avec les mises en scène traditionnelles, trop souvent coincées entre bottes de foin, outils agricoles, paniers et façades villageoises.
Au bilan, un Elisir à la fois juvénile et original.

Cyril Mazin (Avril 2014)

Petit monde…
À l’Opéra de Montecarlo L’elisir d’amore de Donizetti dans un microcosme de créatures qu’ils vivent entre épis de grain et coquelicots.
Cette production de L’Elisir d’Amore est visuellement aussi originale que surprenante. À signer le spectacle, né à Lausanne en 2012, c’est Adriano Sinivia.
Tout commence par une vidéo, projetée pendant le bref prélude avec les images d’ amples champs de grain ; la caméra court rapide sur les étendues dorées et ensoleillées, jusqu’à s’arrêter sur la vision d’un tracteur, en haut d’une une colline. Ici, à l’improviste, l’œil de la reprise tombe par-dessous la surface.
Et voilà un monde en miniature s’ouvrir devant nous: un microcosme de créatures qui vivent entre épis de grain et de coquelicots.
Ce sont des personnages en chair et en os, qui se défendent et ils se cachent à la vue des humains; qui luttent contre les silhouettes noires menaçantes de corbeaux gigantesques, descendus dans le champ à la recherche de nourriture, l’usage des projections est au dire peu génial.
Les habitants de ce village, qui donnent vie à l’événement de cet Élixir, sont donc lilliputiens habillés en bons sauvages , immergés dans une dimension paysanne cachée qui conditionne les phases de leur vie.
Tout apparaît léger et joyeux en habillant de couleurs vives cet univers menu bariolé qui vie sous la surface de champs de grain éclairée par le soleil.
Un monde qui est contraint aussi à se protéger des intempéries de la nature, comme quand il se déchaîne un orage, avec ses grandes gouttes de pluie qui tombent projetées sur la scène à la fin du premier acte.
L’acte suivant s’ouvre avec un manège-jouet qui tourne comme un carillon, entouré par un fil d’ampoules colorées géantes pour éclairer la fête des préparatifs aux noces entre Adina et Belcore, avec le notaire qui arrive en descendant avec un parachute: une parmi les nombreuses idées spirituelles de ce spectacle frais et joyeux.
Public charmé par l’originalité du spectacle et longs applaudissements finals pour tous les interprètes.

Alessandro Mormile (mars 2014)

Quand Donizetti s’invite chez les Minimoys! Quarante et unième opéra de Donizetti. L’Elixir d’Amour est un charmant récit aux tons délicats qui met en scène un marivaudage non dépourvu d’une certaine cruauté. Son but, qui est simplement de divertir est parfaitement atteint avec la production lausannoise signée par Adriano Sinivia. Qu’on adhère ou non aux idées du metteur en scène, il n’en reste pas moins que le spectacle acrobatique est enlevé, frais, savoureux, pétillant, élégant, burlesque, poétique, avec une caractérisation en profondeur de chaque personnage et une direction d’acteur mitonnée aux petits oignons.
Adriano Sinivia arrive même à tirer cette paysannerie musicale vers le musical américain tout en respectant à une note près une musique plus difficile qu’il n’y paraît.

Christian Colombeau

Fleurs des chants dans un champ de blé.
Lorsque le rideau s’ouvre sur « l’Elixir d’Amour » en la Salle Garnier, on découvre un champ de blé. Mais un champs géant… Les personnages donnent l’impression d’appartenir à un monde miniscule. Mais ce spectacle nous procure un plaisir majuscule. Il nous entraîne dans un univers de conte.
On est ravi.
Très bon spectacle, où poussent les fleurs dans un chant de blé…

André Peyregne (23 février 2014)

Un Elixir savoureux

Humour et poésie de la mise en scène, fraîcheur vocale et spontanéité de la direction orchestrales sont les ingrédients qui ont fait de cet « Elixir d’amour » une savoureuse cuvée à déguster sans modération.
…Vous l’avez compris, cet Elixir avait une saveur toute particulière entre poésie et féerie, entre rires et dérision, et la musique de Donizetti pétillait comme du champagne …Encore une coupe?

Yves Courmes

Cette production de L’Elisir d’amore flatte l’œil constamment… c’est charmant et cocasse. Savourons sans réticence la qualité esthétique d’une réalisation qui n’est pas une trahison.

Maurice Salles (26 Février 2014)

Opéra de Tours

Original, féerique, plein d’amour et de (ré)jouissance, L’Élixir d’amour de Donizetti signé Adriano Sinivia dessine sa trame dramatique claire et engagée à l’Opéra de Tours, après Lausanne en 2012 et la reprise à Monte-Carlo en 2014.

Henry Runey (24/03/2018)

Un Élixir pour le meilleur et pour le rire
Délicieux cocktail de musique, de poésie et de rire, distillé par la mise en scène d’Adriano Sinivia, « L’Élixir d’amour » de Donizetti a soufflé un vent de folie sur la scène de l’Opéra de Tours.

(20/03/2018)