Revue de presse

Chorégies d'Orange

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Ovationné par le public, « L’elisir d’amore », de Donizetti, a ouvert le festival dans une version idéale de fraicheur.

C’est un jardin extraordinaire. Avec ses épis de blé et ses coquelicots géants. Sa pelle plantée en terre, droite comme le manche qui lui manque. Ses jouets d’enfants perdus dans le gazon, aux pieds d’une roue de tracteur qui a fait son temps, tout comme eux. En fond de scène, par le truchement du mapping vidéo, c’est toute une faune sauvage qui traverse le plateau de cour à jardin à la queue leu leu. (…) C’est ce peuple de liliputiens qu’on croirait tout droit sorti de chez Jonathan Swift. (…)

L’Elisir d’amore tel qu’imaginé par Adriano Sinivia il y a dix ans pour l’opéra de Lausanne n’est pas le genre de mise en scène à faire se dresser les cheveux sur la tête. Encore moins à les faire pousser à l’intérieur. C’est de la mise en scène 100% plaisir immédiat. De la culture en circuit court: direct du champ (visuel et auditif) à l’assiette de nos émotions. Du bouffe à envoyer valser les ascètes. Et c’est exactement ce qu’il fallait aux Chorégies d’Orange, ce 8 juillet. Pari pleinement réussi, d’autant que, à en juger par les réactions parfois incrédules de bon nombre de spectateurs à chaque rebondissement de l’intrigue, il y a fort à parier que beaucoup n’avaient jamais vu l’ouvrage ailleurs non plus. Sans doute les aurions-nous quelque peu jalousés, si la mise en scène de Sinivia n’avait réussi plus d’une fois ce tour de force, nous faisant retomber en enfance, de nous convaincre que nous découvrions l’ouvrage pour la toute première fois…

Thierry Hilleriteau (11 Juillet 2022)

Créé à l’Opéra de Lausanne en 2012, (…) cet Elisir d’amore, de Donizetti, a régalé à chaque fois son public. Même plébiscite ce 8 juillet, à Orange, où la production d’Adriano Sinivia a fait l’ouverture des Chorégies. (…) Le public n’a pas perdu une miette d’une direction d’acteurs efficace, portée par des interprètes aussi bons chanteurs qu’acteurs, les vastes mouvements de foule contrastant avec des scènes plus intimes.(…)

Marie-Aude Roux (11 Juillet 2022)

Belle représentation qui marque l’entrée de L’elisir d’amore au répertoire des Chorégies d’Orange.

Élément primordial de cette réussite, l’adaptation de la production d’Adriano Sinivia, créée à Lausanne, en 2012 , est particulièrement pertinente.

(…) Cette réalisation visuelle est fort réjouissante mais plusieurs tableaux dégagent aussi beaucoup de poésie et d’émotion.

François Jestin (Septembre 2022)

« L’Elisir d’Amore », la potion magique d’Adriano Sinivia

Le metteur en scène italien a imaginé un voyage sur l’île de Iilliput pour l’opéra de Donizetti. Une soirée pétillante aux Chorégies d’Orange.

Dans un théâtre antique rempli à ras bord, les Chorégiens plébiscitent celui qui avait fait entrer Vespa, Fiat 500 et berline américaine sur scène pour le Barbier de Séville en 2018. Ce nouveau voyage fantastique du metteur en scène italien, cette fois sur l’île de Lilliput, titille son imagination débordante, et réduit l’opéra champêtre de Donizetti à un zoom sur la vie dans un petit bout de champ de blé.

(…)L’effet de Elixir s’est répandu partout, sur scène, dans les gradins, l’amour triomphe dans l’allégresse générale. Une mémorable soirée.

Francis Pabst (10 Juillet 2022)

Les Chorégies offrent un tonique et festif « Élixir d’amour »

Pour le premier des ouvrages lyriques de l’édition 2022 des Chorégies d’Orange, « L’élixir d’amour », de Donizetti, succès complet du spectacle signé Adriano Sinivia.

Si le choix de « L’élixir d’amour », du compositeur italien Gaetano Donizetti, pouvait, a priori, laisser craindre que l’ouvrage ne s’adapte que modérément au contexte particulier du théâtre antique d’Orange, la vision proposée par le metteur en scène Adriano Sinivia a, d’entrée, dissipé toutes les appréhensions. C’est sur l’humour, la fantaisie pure, les gags et l’esprit festif que cette réalisation a construit son impact.

(…) Accessoires et lumières venant compléter le caractère débridé et délirant d’un concept dont la trajectoire est maintenue jusqu’au bout. Au grand bonheur de ce spectacle longuement ovationné à l’heure des saluts.

Roland Massabuau (9 Juillet 2022)

Le livret est drôle, la mise en scène l’est tout autant. Adriano Sinivia emporte tout cela au rythme prestissimo qui convient. Il sait diriger ses chanteurs-acteurs. Le gigantisme des lieux l’a manifestement inspiré puisqu’il inscrit l’intrigue dans une scénographie rurale surdimensionnée. Tout est gigantesque : les épis de blé, le fer d’une pelle, la roue d’un tracteur, les fruits et les légumes. On est plongés dans une savoureuse hyperbole scénique. La farce est au rendez-vous notamment dans les costumes et les attitudes des militaires, dans une série de gags irrésistibles. Ce qui n’empêche pas des « arrêts sur image » pour la mise en évidence des moments sentimentalement expressifs de l’oeuvre. (…) Manifestement, les solistes sont heureux d’être là : ils jouent leur rôle, mais ils jouent aussi comme joueraient des enfants.

Stéphane Gilbart (11 juillet 2022)

L’Elixir d’amour enivre le public des Chorégies d’Orange.

(…) la mise en scène d’Adriano Sinivia fait un grand effet avec son passage sur le vaste plateau du Théâtre Antique

Inaugurée à Lausanne en 2012 et maintes fois reprise depuis lors sur différentes scènes d’opéras, dont Bordeaux il y a quelques semaines , le spectacle conçu par Adriano Sinivia et ses collaborateurs n’a rien perdu de son charme et de sa délicatesse dans le cadre de sa présentation sur une scène ô combien imposante.

(…) Le public du Théâtre Antique salue avec ferveur et générosité ce spectacle qui apporte indéniablement le sourire, voire le rire.

José Pons (9 Juillet 2022)

Un savoureux élixir aux Chorégies d’Orange

L’Élixir d’amour de Gaetano Donizetti fait une entrée savoureuse, pleine d’humour et de fraîcheur, sur la scène du Théâtre antique.

(…) tout ici concourt à la farce, à l’humour, au plaisir de jouer, sans jamais se défaire de l’indispensable émotion engendrée par les amours contrariées d’Adina et de Nemorino.

(…) les choeurs réunis de l’Opéra du Grand Avignon et de Monte Carlo complètent cette belle production qui a sans doute encore de belles soirées devant elle puisque l’élixir corrige tous les défauts comme le déclare le Docteur Dulcamara dans l’air final.

Patrice Imbaud (11 Juillet 2022)

Le livret est drôle, la mise en scène l’est tout autant. Adriano Sinivia emporte tout cela au rythme prestissimo qui convient. Il sait diriger ses chanteurs-acteurs. Le gigantisme des lieux l’a manifestement inspiré puisqu’il inscrit l’intrigue dans une scénographie rurale surdimensionnée. Tout est gigantesque : les épis de blé, le fer d’une pelle, la roue d’un tracteur, les fruits et les légumes. On est plongés dans une savoureuse hyperbole scénique. La farce est au rendez-vous notamment dans les costumes et les attitudes des militaires, dans une série de gags irrésistibles. Ce qui n’empêche pas des « arrêts sur image » pour la mise en évidence des moments sentimentalement expressifs de l’oeuvre. (…) Manifestement, les solistes sont heureux d’être là : ils jouent leur rôle, mais ils jouent aussi comme joueraient des enfants.

Stéphane Gilbart (11 juillet 2022)

(…) ici la scénographie, les acrobaties, les mouvements de foule, les échasses, les intermèdes pendant l’entracte, le théâtre d’ombre chinoise – bref tous les arts vivants – envahissent la scène d’Orange avec une dimension spectaculaire sublimée en ces lieux comme une grandiose fresque bucolique. Tous les détails scénographiques sont soignés, tout est chorégraphié au millimètre, rien n’est laissé au hasard que soit sur scène ou lors des sorties pour regagner les coulisses où protagonistes et choeurs ont un long parcours à assumer.

Catherine Pellegrin (11 Juillet 2022)

L’Elisir d’Amore de Donizetti servi grandeur nature

Ça fait du bien ! Un bol d’air frais en pleine nature. C’est la version de L’elisir d’amore de Donizetti servie aux Chorégies d’Orange ce vendredi 8 juillet, dans une mise en scène d’Adriano Sinivia, il a trouvé au théâtre antique une scène à la dimension de sa fantaisie. Toujours disposé à rajouter détail sur détail, clin d’oeil après clin d’oeil. Comme dans le Barbier de Séville donné sur cette même scène en 2018, le réalisateur foisonne d’idées et les met en place.

Dans cet Elixir, Adriano Sinivia semble nous dire que les hommes sont des lilliputiens dans l’immensité de l’univers, l’amour est plus grand que tout, plus imposant que la nature, au moins autant égal que le théâtre lui-même.

Bruno Alberro (9 Juillet 2022)

« Qu’est-ce que ça fait du bien ! », a-t-on envie de dire en sortant avec le sourire des gradins du théâtre antique.

En ces temps chahutés, ce n’est plus si souvent. Opéra-comique par excellence, ‘‘L’Elisir d’Amore’’ joué ce vendredi 8 juillet (…) a tenu toutes ses promesses. Dans une mise en scène foisonnante et décalée, occupant les 60 mètres d’un immense plateau, Adriano Sinivia y invite la fantaisie, mâtinée de poésie et de nostalgie. Une comédie au charme sentimental où se glisse une larme de mélancolie.

Adriano Sinivia est de ces metteurs en scène qui emmène son public, sans jamais le lâcher de la main. En faisant évoluer, les personnages au milieu d’un champ dont les blés mesurent plusieurs mètres de haut, il nous fait entrer dans le monde secret des légendes, dont il devient l’excellent conteur.

(…) Une histoire qu’il sait rendre captivante. Transcendant le comique de l’opéra de Donizetti en une certaine théâtralité qui transpire tout au long de l’oeuvre.

(…) Ce vendredi, les Chorégies ont écrit une nouvelle page dans l’histoire du plus vieux festival lyrique au monde, en plaçant pour la première fois cet opéra à son programme. Et en donnant du sens au mot populaire dans ce qu’il a de plus noble. Dans cette communion théâtrale empreinte de générosité et de légèreté.

Christophe Agostinis (10 Juillet 2022)

(…) Le metteur en scène vénitien nous invite ainsi à tourner les pages d’un somptueux livre d’images bucoliques où des lilliputiens auraient émigré dans le pays des géants (…)

Tout l’espace scénique est entièrement occupé pour cette délirante fantaisie où surgissent de drôles de machines (…) cette production sollicite de manière permanente l’oeil du spectateur, d’autant que des acrobates exécutent divers numéros et offrent même pendant l’entracte une amusante et sonore pantomime… Pour tout ce peuple en miniature dont les habitants ne cessent de grouiller à chaque instant, Adriano Sinivia a créé une sorte de chorégraphie entrainant dans un tourbillon effréné l’ensemble des protagonistes et du choeur, le tout réglé au cordeau comme sa direction d’acteurs toujours extrêmement pertinente.

11 Juillet 2022

Fraîcheur bucolique aux Chorégies d’Orange dans une mise en scène qui pourrait nous plonger dans un conte illustré pour enfants. Cette production, créée à Lausanne en 2012, est un courant d’air pur qui nous change des mises en scène qui, depuis plusieurs années maintenant, nous ramènent dans la laideur et les horreurs des guerres.

Avec un jeu d’acteurs précis et intelligent l’action rythme la scène avec humour et pertinence.

Un spectacle qui a conquis le public et qui se termine par de longs, longs Bravi. Une superbe soirée !

Jocelyne De Nicola (15 Juillet 2022)

Elixir d’Amour, les feux de l’amour sous le mistral du Théâtre Antique

On pouvait être inquiet vu le mistral qui faiblissait à peine. Les épis de blés démesurés ployaient avec grâce sur la scène du théâtre antique, ajoutant la poésie qu’il fallait à cet acte bucolique. Le haut mur du théâtre antique où s’appuie une immense roue crantée de tracteur laisse deviner une ferme où s’agite tout un petit monde des champs, lilliputiens, insectes et animaux.

Nous sommes dans un monde de légendes presque de fantasy où tout est démesuré tel l’amour de Nemorino pour Adina. Tout est exagéré et naïf : comment peut on prendre du vin pour un élixir d’amour ?

Une merveilleuse mise en scène d’Adriano Sinivia

Après l’avoir joué à Bordeaux (d’où l’énorme bouteille de bordeaux contenant la potion magique! ) Adriano Sinivia se devait d’adapter les décors et les déplacements au plateau du Théâtre Antique qui est 4 fois plus grand que celui du théâtre de Bordeaux- et ce en très peu de temps. Il rassemblait pour l’occasion de nouveaux choeurs, celui de l’Opéra Grand Avignon de Monte-Carlo et l’orchestre de Radio France. Autour de l’histoire simple d’un amour à sens unique, Sinivia ne nous laisse aucun répit entre chants, danse, projections vidéo et solos.

La mise en scène est sans cesse émaillée de clin d’oeil. Son idée maîtresse de travailler avec différentes échelles est réussie tout en mettant en valeur les 5 rôles titres dans un décor champêtre.

(…) Bref, un élixir salutaire et jubilatoire à défaut d’avoir d’autres vertus revendiquées.

Michèle Perin (9 Juillet 2022)

Adriano Sinivia signe une mise en scène poétique et environnementale nous proposant un message lisible et fantastique dédié à une sorte d’éloge à l’écologie et à la ruralité, dans un monde ou montrer la petitesse de l’humain face à la nature (…) est une prise de conscience collective et un hymne à la défense de l’environnement, au respect de la nature et à la trilogie méditerranéenne, ferment de nos sociétés.

Stéphane Sénéchal (7 Juillet 2022)